Tectonique des plaques

Les plaques tectoniques

L'écorce terrestre est divisée en 12 grandes plaques tectoniques (ou lithosphériques). Indépendantes et réputées indéformables, ces plaques se déplacent les unes par rapport aux autres : elles peuvent s’écarter, se chevaucher, s’affronter ou coulisser les unes contre les autres. C'est ce que l'on appelle la « tectonique des plaques » (anciennement « dérive des continents »).

En « surface », la remontée de matériaux chauds s’effectue pour l’essentiel au fond des océans. De véritables chaînes de montagne sous-marines, les dorsales océaniques, ont été mises en évidence.
C’est le long de ces dorsales que le magma en provenance du manteau supérieur remonte vers la surface en s’injectant dans des fractures. Il se refroidit et se solidifie sur le rebord des plaques.
Une nouvelle injection de magma coupe la précédente en deux et provoque un nouvel écartement.

Depuis des centaines de millions d’années, l’expansion océanique fonctionne comme un tapis roulant le long de la dorsale, en repoussant de part et d’autre le plancher formé. Les plaques continentales et océaniques se déplacent en moyenne de 3 centimètres par an, c’est la vitesse à laquelle poussent vos ongles !

Les plaques tectoniques , schéma

Le diamètre de la Terre ne varie pas. S'il y a création de fonds océaniques au niveau des dorsales, il faut nécessairement qu’une surface équivalente disparaisse en d’autres endroits.

Afin de compenser l’expansion, la croûte océanique s’enfonce dans le manteau dans des endroits où les courants de convection sont descendants, au niveau des fosses océaniques.

Il y a environ 200 millions d’années (Ma), les cinq continents n’en formaient qu’un : la Pangée, entourée d’un unique océan, la Panthalassa.
Les mouvements des plaques ont lentement fragmenté cet ensemble. On peut en effet constater que la côte orientale de l’Amérique du Sud s’emboîte parfaitement avec celle de l’Afrique de l’Ouest, comme deux pièces d’un puzzle.
La découverte de fossiles identiques de plantes et d’animaux, ou encore de roches similaires de part et d’autre de l’Atlantique atteste leur union passée.

Pourquoi les plaques se déplacent :

Le manteau terrestre est animé de lents mouvements de convection (quelques centimètres par an). Le phénomène est, en beaucoup plus lent, identique à celui qu’on observe en chauffant une casserole d’eau.
L’énergie provient de la chaleur interne intrinsèque du globe terrestre : chaleur emmagasinée lors de la formation de la Terre et radioactivité naturelle.


Ces conditions, entre autres, font que le manteau est en perpétuel mouvement. Les matériaux chauds remontent vers la surface par l’énorme température qui règne dans le noyau, puis se refroidissent vers la surface, puis s’enfoncent à nouveau. Les courants qui montent et qui descendent forment un cycle, appelé “convection”.

Mais, du fait que les matériaux du manteau sont à l’état solide, ces courants sont extraordinairement lents, de sorte qu’une roche doit mettre des millions d’années à traverser le manteau.
Bien sûr, à l’échelle du temps géologique, les mouvements engendrés par la convection sont relativement rapides.


NB : les mouvements internes sont des signes de vie de notre planète. Ils s’expriment en surface sous forme de séismes et d’éruptions volcaniques. Ces mouvements sont en partie responsables de la dérive des continents.

Les grands contextes géodynamiques
Les différentes zones de subduction