Ce site requiert le lecteur Flash 9.0

Imprimer

Risque, aléa et importance d'une éruption

Aléas et risques sont deux notions très différentes !

L’aléa se définit par rapport aux phénomènes, survenus lors d’une éruption, susceptibles d’engendrer une menace. Le risque est la probabilité, pour l’aléa, d’engendrer pour la collectivité des victimes humaines et des dégâts matériels. Il fait donc appel à la notion de vulnérabilité de l’homme et de ses biens.
Considérons, par exemple, un volcan actif qui émet périodiquement des bombes et des coulées de lave sur ses flancs. S’il est situé dans une région inhabitée, le risque sera nul. Par contre, si les flancs de ce volcan sont densément peuplés, les risques seront proportionnels à la fréquence de l’aléa, à la valeurs des biens menacés et à la densité de la population.


Les sept aléas volcaniques

L’organisation IAVECI (International Association of Volcanology and Chemistry of the Earth’s Interior) a défini sept aléas volcaniques à risque élevé. Ces aléas ont été subdivisés en deux groupes :

  • Aléas primaires, directement liés à l’activité éruptive. Ils comprennent : les coulées de lave, les nuées ardentes, les panaches de cendres et les nuages de gaz nocifs.
  • Aléas secondaires, résultant de la conjonction de processus différés dans le temps et dans l’espace. Indirectement liés aux éruptions, ces aléas sont souvent déclenchés par la combinaison de processus volcaniques et hydro-météorologiques. Leurs conséquences sur l’environnement peuvent s’avérer dramatiques. Ils comprennent : les raz-de-marée (tsunamis), les coulées de boue (lahars), les glissements de terrain.

On peut ajouter à cela d’autres conséquences comme la famine, les épidémies et la contamination des eaux souterraines et de surface... Les risques, qui découlent de ces aléas, peuvent perdurer des décennies après l’éruption et même longtemps après que le volcan soit considéré comme inactif.


Le type d’une éruption et les risques associés dépendent largement de l’ampleur de l’éruption, de la composition du magma émis et de l’environnement dans lequel a lieu cette éruption. Une éruption strombolienne modeste dans une région très peuplée constituerait un risque beaucoup plus important qu’une éruption explosive majeure dans une région désertique. En France, les zones soumises actuellement au risque volcanique se trouvent dans les DOM-TOM, notamment à la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion. La Polynésie française et le Massif Central sont également concernés, mais à des degrés moindres.

Pour quantifier l’importance d’une éruption, on lui assigne un chiffre de 0 à 8 sur une échelle logarithmique. Cette échelle est appelée Indice d’Explosivité Volcanique (VEI). Elle tient compte du volume de matériel éruptif émis, de la hauteur du panache engendré par l’éruption et de la durée de la phase éruptive principale.


Le 18 mai 1980, l’éruption du Mont St-Helens, en éjectant environ 1 km3 de magma, a produit une colonne éruptive qui s’est élevée jusqu’à 17 km. Le souffle résultant de cette explosion a dévasté l’ensemble du massif forestier sur 600 km2 autour du volcan. On a attribué à cette éruption un VEI de 5. La grande majorité des éruptions volcaniques actuelles ont un indice VEI qui ne dépasse pas 3.


La Terre, dans un passé très récent, a connu des éruptions phénoménales, comme celle de Yellowstone ou de Long Valley, auxquelles on a attribué respectivement un VEI de 8 et 7. Aucune éruption de cette ampleur ne s’est heureusement produite dans la période historique. En revanche, si la probabilité de telles éruptions apparaît faible à l’échelle du temps humain, l’histoire géologique révèle qu’il s’en est produit de façon régulière ! On commence à parler de ces phénomènes, récemment popularisés sous l’appellation « supervolcans ».

Surveillance et protection
Impact environnement
Séismes et Tsunamis

Rejoignez vulcania sur les réseaux sociaux


Vulcania vous informe sur les risques volcaniques et vous propose de mieux comprendre les volcans grâce à des articles sur le magma volcanique, la tectonique des plaques et la volcanologie.