Monts Dore et Sancy

L’imposant massif des Monts Dore (à ne pas confondre avec la ville du Mont-Dore) est en fait le regroupement de plusieurs ensembles volcaniques, parmi lesquels le massif de l’Aiguiller et le strato-volcan du Sancy.
L’activité volcanique, parfois interrompue par des phases de sommeil de plusieurs centaines de milliers d’années, y débuta par de vastes épanchements de basalte, il y a quelque 10 millions d’années (Ma).
Événement majeur, une gigantesque éruption explosive se produisit il y a 3 Ma, répandant la « Grande Nappe de ponces », dont le volume est estimé de 9 km3. À la suite de ce cataclysme, le vide créé en profondeur provoqua l’effondrement de la caldera de Haute-Dordogne.
Ce paroxysme fut suivi par la mise en place d’une multitude d’édifices périphériques, dont plusieurs dômes de lave visqueuse, comme les roches Tuilière et Sanadoire qui se dressent au Nord du massif.
L’activité de cette zone s’achève avec l’édification du strato-volcan du Sancy, achevée il y a seulement 250 000 ans, et actuel point culminant du Massif Central (1 886 m). Si les morphologies volcaniques, très remaniées, sont difficilement reconnaissables, les reliefs restent vigoureux, du fait de la relative jeunesse de l’ensemble.

Cerné de bois et de légendes, le lac Pavin est installé dans le cratère d’un maar de 1 km de diamètre ; c’est le plus jeune volcan de France métropolitaine, à peine vieux de 6 700 ans. S’il est géographiquement associé au massif des Monts Dore, les caractéristiques et l’âge du Pavin le rattachent plutôt au volcanisme de la Chaîne de Puys.

Dans la vallée glaciaire de Chaudefour entaillant les flancs du Sancy, l’impressionnante Dent de la Rancune, prisée des alpinistes, est un dyke, c’est-à-dire une épaisse lame de lave figée dans une ancienne fissure d’alimentation, mise à nu par l’érosion millénaire.

Vers le haut